Les futures mamans le savent ! La prise de médicaments, et plus particulièrement des antibiotiques, durant la grossesse est loin d’être un acte anodin. Ils peuvent avoir des conséquences désastreuses sur le développement du fœtus en traversant la barrière placentaire. Cela ne veut pas dire pour autant qu’une femme enceinte ne peut pas se soigner. Certains médicaments sont autorisés, d’autres non. Qu’en est-il de l’azithromycine ?

Les antibiotiques et la grossesse

Pendant la grossesse, il est important de faire attention à certains médicaments. Dans la catégorie des antibiotiques, certains peuvent être prescrits sans danger pour la santé de bébé. D’autres, par contre, sont à éviter, car ils peuvent être à l’origine d’anomalies chez le bébé. Les cyclines entre autres peuvent modifier la coloration des dents de lait. Quant aux aminosides, ils peuvent avoir des effets toxiques sur les reins et le nerf auditif du bébé.

Les quinolones sont contre-indiqués pendant la grossesse, car ils sont susceptibles de provoquer des problèmes de cartilage chez l’enfant. Les antibiotiques autorisés pour les femmes enceintes sont la pénicilline, la cephalosporine et les macrolides. L’azithromycine appartient à cette dernière catégorie d’antibiotiques.

Les macrolides sont, avec la pénicilline, les antibiotiques les plus couramment prescrits par les médecins pour leurs patients, y compris les femmes enceintes. Outre le fait qu’ils ont un spectre antimicrobien très large, aucune donnée disponible ne permet de savoir si les substances actives de ces antibiotiques passent dans le fœtus. Ils sont donc prescrits aux femmes enceintes en cas d’allergie à la pénicilline pour traiter certaines infections bactériennes.

L’azithromycine et la grossesse

L’azithromycine est un antibiotique de la famille des macrolides utilisé pour soigner de nombreux types d’infections bactériennes dont la Chlamydia, l’angine, la cellulite infectieuse, la pneumonie, la bronchite et les urétrites. Cet antibiotique à large spectre contient un composant actif du même nom qui est capable de bloquer la synthèse de certaines protéines indispensables pour la reproduction des cellules bactériennes.

Privées de cette fonction essentielle, les bactéries deviennent vulnérables. Le système immunitaire peut alors faire son travail en éliminant les foyers infectieux. Bien que l’azithromycine ne soit pas contre-indiquée pendant la grossesse, son innocuité chez les femmes enceintes n’a pas encore été établie. Les résultats de quelques études affichent un taux de passage placentaire faible de 10%.

Néanmoins, la prise d’azithromycine quand on est enceinte ne doit être envisagée que si les bienfaits priment les risques. Et encore, elle doit se faire sur avis médical. Seul le médecin est en mesure d’évaluer les risques potentiels pour le bébé.

 Qu’en est-il des femmes qui allaitent ?

Le passage de l’azithromycine dans le lait maternel n’a pas encore fait l’objet de nombreuses études. Aucune donnée précise ne permet donc de savoir s’il y a un risque ou non pour l’enfant si la mère qui allaite prenait cet antibiotique. Quoi qu’il en soit, en cas d’infection bactérienne, il est essentiel de se soigner rapidement pour éviter les complications. Si une cure d’azithromycine doit être envisagée pendant la période d’allaitement, une consultation médicale doit donc être faite au préalable.